“Le roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux, nommées l’une Schiphra, et l’autre Poua.

 Il leur dit: Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un garçon, faites-le mourir; si c’est une fille, laissez-la vivre.

Mais les sages-femmes craignirent Dieu, et ne firent point ce que leur avait dit le roi d’Égypte; elles laissèrent vivre les enfants.

Le roi d’Égypte appela les sages-femmes, et leur dit: Pourquoi avez-vous agi ainsi, et avez-vous laissé vivre les enfants?

Les sages-femmes répondirent à Pharaon: C’est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les Égyptiennes; elles sont vigoureuses et elles accouchent avant l’arrivée de la sage-femme.

Dieu fit du bien aux sages-femmes; et le peuple multiplia et devint très nombreux.

Alors Pharaon donna cet ordre à tout son peuple: Vous jetterez dans le fleuve tout garçon qui naîtra, et vous laisserez vivre toutes les filles.

Un homme de la maison de Lévi avait pris pour femme une fille de Lévi.

Cette femme devint enceinte et enfanta un fils. Elle vit qu’il était beau, et elle le cacha pendant trois mois.

Ne pouvant plus le cacher, elle prit une caisse de jonc, qu’elle enduisit de bitume et de poix; elle y mit l’enfant, et le déposa parmi les roseaux, sur le bord du fleuve.

La sœur de l’enfant se tint à quelque distance, pour savoir ce qui lui arriverait …/…”

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–> L’enfant est l’avenir de l’homme’ entend-on souvent dire. Pour nous, chrétiens nés de l’Esprit, c’est encore plus vrai car Jésus, ‘Parole de Dieu’ a quitté le Ciel de Gloire pour venir naître comme un enfant.

Soulignons la souffrance  de beaucoup de femmes, de maris, de couples face à des situations d’infertilité. Que ne donneraient-ils pas pour tenir un enfant, chair de leur chair, tout contre leur cœur, le ou les voir rire, pleurer, jouer, apprendre, progresser dans tous les domaines ? Etre une famille, tout simplement, une famille qui dépasse les relations de couple ou de célibat !

A) L’importance des sages-femmes.

Ces deux femmes ont leur nom dans la Bible ! C’est dire le rôle fondamental qu’elles ont tenu  pour le peuple hébreu esclave en Egypte, rôle reconnu même par Pharaon, l’ennemi des promesses du seul Dieu Créateur et Tout-Puissant !

* Nos noms sont aussi écrits dans le Livre de Vie.

Philippiens 4 :3 – Et toi aussi, fidèle collègue, oui, je te prie de les aider, elles qui ont combattu pour l’Évangile avec moi, et avec Clément et mes autres compagnons d’œuvre, dont les noms sont dans le livre de vie-.

Elles refusèrent l’ordre de Pharaon et argumentèrent que les femmes accouchaient sans leur aide.

Et nous, quelles réactions manifestons-nous face à la pression du monde qui nous entoure ?

Les enfants sont pris généralement en considération physiquement, moralement, intellectuellement, psychiquement mais pas spirituellement, hormis dans certaines sociétés totalitaires. (Mais avec quels dommages !)

Cette éducation spirituelle est de plus en plus remplacée par des cours de ‘Vie citoyenne’ ou de ‘ Morale civile’ à l’école.

Pharaon est toujours là, sous une forme actuelle. L’ennemi est le même qui veut soustraire les enfants, donc la génération suivante, les suivantes et les suivantes …, à la puissance de Vie nouvelle en Jésus.

– Oui, c’est premièrement au sein de la famille chrétienne que l’éducation spirituelle devrait et doit avoir lieu, dans l’église également avec des structures adaptées et des personnes qualifiées..

– Et que deviennent les enfants qui n’ont pas le privilège d’être enseignés dans une famille dont les bases sont en Jésus, seul Sauveur et Seigneur ou qui n’ont pas la possibilité d’être dans le sein d’une église locale?  Doit-on les laisser grandir (ou mourir) sans rien faire, comptant (ou se reposant) sur la Miséricorde et l’Amour de Dieu, en attendant que…. ?

Ces deux sages-femmes, Schiphra et  Poua, craignirent Dieu et elles laissèrent vivre les enfants. Et Dieu les bénit, elles et leurs familles !

* Notons qu’aujourd’hui, dans le monde occidental, des hommes peuvent aussi exercer la profession de sage-femme. On les appelle des ‘maïeuticiens’, des accoucheurs.

–> Voilà notre appel : Permettre à la vie de continuer avec le Seigneur, celle pour laquelle tous ont été créés, en amenant les enfants vers Jésus et les placer dans le Corps de Christ afin qu’ils grandissent, corps, âme …et esprit, dans la famille, dans l’église et dans le groupe social.

Luc 18 :16 – Et Jésus dit : Laissez venir à moi les petits enfants et ne les empêchez pas…

Luc 2 :52Et Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes.

Cela nous demandera une conviction profonde, du temps, de la consécration, de la persévérance, une relation réelle avec le Seigneur, une formation de plus en plus pointue dans la connaissance des besoins et des étapes de croissance de l’enfant, une capacité de travailler en équipe … donc des choix d’engagement et de planning.

B) Notre regard sur l’enfant

Parmi  tous les nouveau-nés d’Israël, une maman vit que son petit garçon était beau. Et les autres mamans alors? En général, les parents voient leur bébé non seulement avec les yeux humains mais aussi avec leur cœur.

Cette maman-là, Jokébed (=‘dont la gloire est l’Eternel‘), fille de Lévi, épouse d’Amram (=’allié du Très haut ou peuple élevé, exalté’), ne voyait pas seulement son petit garçon comme un fils, un héritier mais comme un être humain connu de Dieu et qui avait part aux promesses du Dieu de la Vie. Elle avait déjà mis au monde Aaron et Myriam et elle serrait dans son cœur cette certitude : Dieu a un plan de vie, une destinée particulière pour cet enfant-là comme pour les deux premiers. Elle le cacha trois mois. Oh que ces trois premiers mois sont importants pour l’enfant intra-utéro ! Et lorsque ce bébé fut recueilli dans la maison de la fille de Pharaon, rien, absolument rien, n’a pu effacer les sillons profonds de son appartenance au peuple choisi. Devenu adulte, Moïse prit le parti du peuple hébreu, son peuple, malgré les années passées à la cour de Pharaon.

Sa maman ( et son papa) avaient bien fait de le trouver « beau aux yeux de Dieu». –Actes 7:20/Hébreux 11:23

Psaume 8 :2 et 3 – Par la bouche des enfants et de ceux qui sont à la mamelle, Tu as fondé  ta gloire pour confondre tes adversaires, pour imposer silence à l’ennemi et au vindicatif.

Psaume 139 :16 – Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient destinés avant qu’aucun d’eux existât.-

–> Que des jeunes gens, des jeunes filles,, des femmes, des hommes entendent la voix de Dieu qui les appelle pour communiquer l’Evangile aux enfants, leur permettant de choisir, le plus tôt possible d’être agréables à Dieu et à la société… autant que cette dernière l’acceptera.

–  Actes 2 :47 … ils   trouvaient grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés.

C) Le potentiel d’un enfant

Les découvertes scientifiques nous montrent de plus en plus les richesses physiques, affectives, intellectuelles de l’enfant permettant une évolution impressionnante. La vie relationnelle de jumeaux encore dans le sein maternel, la construction des zones du cerveau , la mise en place du sens olfactif, du goût, sont des aspects impressionnants parmi d’autres.

* Par exemple,  le cerveau du nouveau-né possède déjà les cent milliards de neurones et plus de la moitié des millions de milliards de synapses s’établiront après la naissance, période où il y a tant à apprendre.

* Les papilles linguales responsables de la sensibilité au sucré, au salé, à l’amer et à l’acide, apparaissent ainsi entre la septième et la quinzième semaine de la vie intra-utérine.

* Deux à trois mois avant sa venue au monde, le bébé est capable de percevoir, d’analyser et également de mémoriser les odeurs présentes dans le liquide amniotique provenant principalement de l’alimentation de sa mère.

Psaume 139:14 – Je te loue de ce que je suis une créature si merveilleuse. Tes œuvres sont admirables et mon âme le reconnaît bien.

Et quand Jésus entra à Jérusalem avant sa dernière Pâque, monté sur un ânon, une foule nombreuse avec des branches de palmier à la main, sans doute des enfants aussi, l’accueillit en criant :

Jean 12 : 12 à 15  ‘Hosanna ! Béni soit celui qui vient au Nom du Seigneur, le roi d’Israël !

Zacharie 9 :9 – …Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.

Dans cette foule, point d’hypocrites, de gens seulement religieux mais des hommes, des femmes, des enfants, des disciples avec un cœur sincère.

D) En guise de conclusion

Matthieu 11 :25 – Jésus prit la parole, et dit : Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants.

–> Allons donc vers les enfants, leur apportant l’eau de la Vie qui jaillira de leur cœur jusque dans la Vie éternelle. Jean 4:14.

Ainsi, ces enfants deviendront acteur de  leur vie spirituelle en progressant, de révélation en révélation, par une réelle appropriation des vérités et des promesses de Dieu, en Jésus, avec l’aide du Saint-Esprit.

Psaume 119 :130 La révélation de tes paroles éclaire. Elle donne de l’intelligence aux simples.

Lors d’une rencontre hebdomadaire en plein air, dans une quartier difficile, Loan, une fillette d’une dizaine d’années, venant avec sa famille d’un  pays en guerre, a dit un jour, à ceux qui lui parlaient de Jésus : – J’aime quand vous venez. Comme ça, je peux bien m’occuper de mon âme.